lundi 30 janvier 2012

Cassée de noix ou gremaillage


Du noyer à l'huile de noix

Pour déguster cette excellente huile, il faut tout d’abord posséder quelques beaux noyers ou trouver un propriétaire qui n’a plus le temps de ramasser ses noix.


Noyer aux couleurs du soir avec un petit bout d’arc en ciel

Vers la fin de l’automne, quand les noix veulent bien tomber au sol, il faut vous munir de ce subtil outil qui facilite grandement le ramassage des noix.

Le ramasse-noix acquis en 2011 et qui fonctionne toujours très bien !


Et si cet outil vous intéresse, prenez contact avec :

Huilerie de Pompaples

Monnier Pierre

Pré-Girard
1318 Pompaples
Téléphone:021 866 62 69
  L'huilerie se trouve le long de la route Orbe -Orny

Après récolte et durant quelques semaines, les noix doivent être bien séchées à l’air.
Il n'est pas indiqué de les faire sécher dans un local trop chaud, car elles deviennent trop friables.


Après séchage, il existe différentes variantes pour casser les noix et trier les cerneaux :

Autrefois

Casser les noix à la main ou gremailler
Le terme de gremailler n’est pas très utilisé dans notre région, mais bien dans le Chablais.
En Savoie ce terme est resté très courant

Le gremaillage par le peintre Fréderic Rouge (1867-1950)


Cassée de noix dans le Jorat, Vucherens 1935, une photo de Gustave Roud (1897-1976)


Actuellement

Il est possible de faire casser les noix à la machine et de trier ensuite les cerneaux.




Machine à casser les noix de Gauthey Auguste maintenant au Pré Girard


La chaîne qui prélève les noix une à une dans le  bac





Le dispositif de cassage de forme conique




Les grosses noix restent dessus et les petites descendent un peu plus bas dans le dispositif qui, en se serrant brièvement, casse la coquille.

Après que les noix aient été cassées, il faut les trier.
C’est-à-dire séparer les cerneaux et les coquilles, et comme déjà dit, une pratique appelée gremaillage dans certaines régions, en particulier dans le Chablais et en Savoie.
Un travail pas très compliqué mais assez long
Nous le pratiquons une fois par année, un samedi après-midi, avec des amis.
Un conteur permet d'oublier la tâche parfois monotone !

L’équipe de tri au travail, certains ont disparu !



Un partie de l’équipe de janvier 2014

Mais une année (c'était en 2012!), la récolte fut abondante et à la fin de la journée, il restait encore la moitié à trier.
Le ramasseur trop zélé assume a dû se mettre au travail !


Au travail pour trier les 4 sacs qui restaient !

Mon rythme de travail :
Trois bidons jaunes par jour, soit environ un demi sac ; avec une production de 700g de cerneaux par heure ! A fr 12.- le kg on ne devient pas riche !
Fort heureusement, parfois les années précédentes, les animatrices de l’EMS de Ballaigues se chargeaient du dernier sac !



De superbes cerneaux de noix prêts à partir vers l’huilerie du Pré Girard

Et si le tri des noix vous fatigue
Vous pouvez demander au moulin de Sévery d'effectuer ce travail.
Soufflerie et dernière vérification manuelle.
Le cassage suivi du triage vous coûtera fr.2.20 par kg.


Dernier tri manuel à Sévery après la machine

A l’huilerie



A l’huilerie, la première étape consiste  à broyer les cerneaux


Le moulin pour broyer les cerneaux

Après un léger chauffage, la farine est pressée pour en extraire l’huile.
L'huilerie du Pré Girard dispose actuellement de deux presses.
La plus ancienne presse quasi centenaire a été reprise de l’ancienne huilerie de Pompaples quand cette entreprise a cessé son activité.


Ancienne presse venant de l'huilerie de Pompaples


Et voici la nouvelle presse, un modèle de 2009


La nouvelle presse de 2009

Quelques jours plus tard, vous pourrez emporter votre huile et du nillon qui malheureusement n’intéresse plus grand monde.

Rendement en huile
Cette année, avec 40 kg de cerneaux nous avons obtenu 22 litres d’huile, ce qui donne un rendement de 55%.
Le reste a été vendu sous forme de cerneaux.

Après quelques jours de repos, indispensable pour laisser sédimenter l’huile, il ne reste plus qu’à procéder à la mise en bouteille.


Récolte 2011 pressée en 2012



Et dans ses souvenirs, mon père Charles Morel (1918-2011) notait :

Cassées de noix

Jusqu'en 1945, on ne trouvait pas d'huiles comestibles étrangères dans les magasins, excepté peut-être l'huile d'olives.

La moitié des noyers du Canton a été détruite par le gel de 1956. Après un mois de janvier très chaud, près de 20°C, le thermomètre a chuté en février à -25°C. Les noyers, déjà en sève, ont péri. Les blés ont aussi été détruits par le gel et ont du être resemés au printemps.

Peu après le Nouvel An, on invite voisins et amis pour la cassée de noix.
Les invités arrivent vers 19h 30. Les hommes se placent autour du boillon, une cuve au bord de laquelle ils cassent les noix qui tombent ensuite dans le fond. Ils se tiennent dans une autre pièce que la cuisine à cause du bruit des marteaux. Ce bruit agréable scande plus ou moins justement le rythme des nombreux chants entonnés avec joie par ceux qui trient les noix à la cuisine et séparent coquilles et cerneaux.

Vers 22 heures, les ouvriers de la dernière heure arrivent, ils viennent des répétitions de la chorale ou des pièces de théâtre. Ils ne travailleront qu'une heure, mais auront droit à l'agape de fin de soirée. (Une parabole de la Bible énonce déjà une telle situation).
Dans la cuisine, la température monte grâce aux coquilles mises au feu avec précaution. Attention au feu de cheminée.

Vers 23 heures, le local et la cuisine sont dégagés des 10 cm de coquilles. C'est le moment de se mettre à table pour partager un petit repas.
Il y aura bien entendu de la saucisse aux choux, du vacherin, des biscuits, du chocolat, des boissons et encore des chants.
Tout le monde est content. On a bien travaillé, bien chanté, bien mangé et bien bu. On se retrouvera prochainement dans une autre famille pour la cassée.

Avant de se séparer, on évalue encore le poids des précieux cerneaux qui remplissent un ou plusieurs sacs dans un coin de la cuisine. Ils seront conduits à l'huilerie de Pompaples pour y être pressés. On y obtiendra de l'huile et du nillon. Le nillon, une plaque dure de 3 cm d'épaisseur sortie de la presse de l'huilerie, fera le régal des gamins et aussi de bons gâteaux. 


jeudi 26 janvier 2012

Cartes postales : quartier de la gare d'Arnex

Pour terminer cette série "Anciennes cartes postales d'Arnex", voici quelques cartes du quartier de la gare.



Cette photo a été prise entre 1910 et 1920, car le collège de 1921 n'existe pas encore.
A sa place on distingue l'ancienne bergerie.
Par contre  le battoir de 1903 est bien là, tout comme la double voie (existant depuis 1906) et la maison des Lavenex datée de 1904.
C'est encore l'époque des locomotives à vapeur.
L'électrification de la ligne datant de 1923.


Une vue plus récente



Sur cette carte les plantages de Sangolin existent encore.
Pas d'atelier de charpente, ni de villas.
Et la villa des Baudraz n'est pas encore là.



Une vue avant la modification du quai, côté Alpes de 2011

dimanche 22 janvier 2012

Cartes postales : depuis Montligeard





Deux vues du village d'Arnex depuis Montligeard.
Difficile de dire laquelle est la plus ancienne.

Pour terminer, une photo actuelle prise par moins dix degrés en février 2012

vendredi 20 janvier 2012

Cartes postales : le château

Il n'existe pas beaucoup de cartes postales de ce bâtiment.
Commençons par la plus ancienne.


A noter sur cette première carte :
la cour intérieure possède encore son portail, (actuellement ne subsiste que les gonds.)
Et les treilles poussent encore sur les deux bâtiments.
Et comme souvent à cette époque, quelques personnages posent pour donner vie à la photo.



Un vue aérienne sur laquelle ne figure pas encore le garage, mais le cache-colliers est encore là.
Tout comme les peupliers et les vaches à Charly Monnier.
Une carte des années cinquante.



L'image ci-dessus n'est pas une carte postale, mais un dessin de Daniel Pache pour les boîtes d'allumettes vendues jadis au profit du CSP.

Pour plus de détails sur les propriétaires successifs de ce bâtiment, voir :

http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=8653486771450785532#editor/target=post;postID=2904594664782873121



mercredi 18 janvier 2012

Cartes postales : vues aériennes

Quelques vues aériennes du village.

Des cartes postales pas très faciles à dater, mais parfois l'existence ou l'absence de bâtiments nous donne quelques indications.



A noter, la villa de Charly et Claudine Monnier n'est pas encore là .(1957)
La décharge des Ouches, soit l'ancien ruclon, est juste visible le long du chemin du Moulin



Une carte un peu plus récente du bas du village



Le Quartier de Sangolin, avec ses plantages. Sans aucune villa.
L'atelier de charpente d'Henri Bovet ne comporte que sa première partie.
La porcherie d'Aimé Roy est aussi là.(1958)


Un coup d'oeil sur l'église, devant laquelle se dresse encore le transformateur électrique du village.

dimanche 15 janvier 2012

Cartes postales depuis le Crêt de la Perrause

 Quelques cartes postales ont été faites depuis cette petite colline au sud-ouest du village, une petite colline sur laquelle fut placé le réservoir du village en 1907.




Une carte d'avant 1960, car la villa de Marcel et Céline Monnier n'est pas encore construite.




Et sur celle-ci les habitations de la porcherie semblent en construction.
Mises à l'enquête par M. Bühlmann en 1951

mercredi 11 janvier 2012

Cartes postales : Le collège de 1921

Le collège de 1921


Date de la construction  au plafond du collège



Le dessin de cette carte postale a été réalisé par les architectes Gilliard et Godet


La haie du préau n'est pas encore plantée



La route de la gare n'est pas encore goudronnée


Avant la poste et la grande salle, les vaches avaient encore de quoi brouter




La place de jeux a remplacé les jardins des instituteurs

dimanche 8 janvier 2012

Cartes postales . les cafés d'Arnex

Cafés d'Arnex en cartes postales

Comme partout, dans notre localité  le nombre de cafés a fortement diminué au XXème siècle et actuellement, il ne reste que le Toucan, autrefois nommé la Croix-Blanche.

Le café de la Gare

Mais commençons notre présentation des anciennes cartes postales par la gare, avec le Café de la Gare



Le café de la gare entre deux maisons

Je ne connais pas la date exacte de la photo, mais on constate que la grange à Brocard n'est pas encore construite, il n'y a encore que l'habitation.
La grange et les écuries  viendront  en 1926.


 Café de la gare côté Alpes

Ce café a fermé ses porte en 1960 avec M. Gachet.
Auparavant, il a été tenu de nombreuses années par Auguste Monnier, puis par sa femme Lina.

Le café de la Croix- Blanche 


Café de Croix-Blanche



Pour plus de détails sur ce restaurant, vous pouvez consulter l'article "De la Croix-Blanche au Toucan" sur ce blog.

http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=8653486771450785532#editor/target=post;postID=4313355971489285666


Le café de la Couronne



Café de la Couronne côté route Orbe-La Sarraz


Vue aérienne du café de la Couronne

Après Jean-Claude Monnier et bien d'autres, Georges Maccaud décédé le 27 avril 1987, fut le dernier tenancier de cet établissement.

lundi 2 janvier 2012

Cartes postales :l'église

Au cours des siècles, l'église d'Arnex a vécu de nombreuses transformations et rénovations.


Cette carte doit dater du début du 20ème siècle, car dans le fond la ferme des Monnier n'est pas encore construite et le clocher a encore son ancienne forme.
Pour plus de détails consutez le message sur le nouveau clocher de l'église.


Cette carte-là vient des années 1930-35
On aperçoit le porche construit en 1922, le platane a grandi et le clocher  a son aspect actuel.




Durant quelques années, un transformateur a existé devant l'église.
Il a fort heureusement disparu en 1990.