samedi 22 août 2015

Les chalets de la Dent de Vaulion

Au cours des ans, comme le prouvent d'anciennes cartes postales, le chalet de la Dent de Vaulion s'est modifié pour mieux accueillir vaches et visiteurs de tout âge!


















Et en 2015
Les places de parc et la terrasse ont chassé les vaches...



Les nains de la Dent de Vaulion

Si vous passez par la Dent de Vaulion allez saluer Blanche Neige et les sept nains peints par Robert Lavenex sur les murs de la salle du 1er étage.





Pour plus de détails sur la buvette , un clic sur :




mercredi 22 juillet 2015

La conduite et le regard de Brion


La conduite et le regard de Brion de 1741 et 1774

Ce vieux regard, un peu bousculé par la charrue, se trouve, dans la combe de Brion située entre le Crêt de la Croix et le Crêt de la Perrrause. Il donne accès à la vieille coulisse reliant le village d’Arnex aux sources du Pré des Puits.


Le regard de Brion en été 2015



Emplacement du regard de Brion



Combe de Brion et bois du Crêt de la Croix

Difficile de connaître exactement l’âge de ce regard, car les comptes communaux citent de nombreux travaux sur cette conduite, notamment en 1741 et 1774.

 
Extraits de comptes communaux de 1741

En 1741 la commune construit ou reconstruit la conduite reliant le village à la parcelle du Pré des Puits, riche en sources comme son nom l’indique.


Montant versé pour la coulisse à Maître Begue en 1774

En 1774, cette conduite est améliorée par Maître David Begue par la creuse d’une coulisse de 300 mètres (103 toises).
La coulisse nécessita 40 chars de grosses pierres et 106 de petites pierres. Un gros chantier dont subsiste encore le regard de Brion, un regard où l’eau s’écoule à 3.50 mètres de profondeur en cet été 2015 pourtant assez sec.


A une profondeur de 3.50 m passe un filet d’eau destiné aux fontaines du village



Cette conduite approvisionnait les différentes fontaines du village, construites en bois à cette époque.
Il faut aussi mentionner l’existence du puits du village situé à l’emplacement de l’ancien abattoir. En 1844 le puits est transformé en grand réservoir sur lequel est construit le bâtiment actuel, bâtiment qui accueillait une classe jusqu’en 1921.



Le puits et son bassin qui figurent sur le plan de 1808 



Bâtiment construit sur le réservoir de 1844 et qui abrita l’ancien abattoir du village



Le réseau d’eau depuis 1907
Le réseau d’eau de la commune ne sera installé qu’en 1907. Pour sa réalisation la commune achète les sources de l’étang utilisées autrefois pour fournir l’énergie hydraulique du moulin.
Cette eau arrivait par gravité jusqu’à la station de pompage vers la cantine, d’où elle était pompée jusqu’au réservoir situé sur le Crêt de la Perrause.


Station de pompage de 1907, hors service depuis 1949

Mais les sources de l’étang ne suffiront pas pour faire face aux besoins du village. En 1948 on procède à quelques nouveaux forages au Breuil, puis dans le bois de Bioute  qui semble l’endroit le plus  prometteur.
Un puits et une nouvelle station de pompage y sont installés. Mais après quelques années, force est de constater que le débit de ce premier puits de Bioute est insuffisant.


Station de pompage du bois de Bioute inaugurée en 1949

Un second puits vertical  de 25 m foré en 1958 ne donnera pas satisfaction non plus.
Finalement en 1964, on change de stratégie avec, toujours en Bioute,un puits horizontal de 30 mètres de long creusé à une profondeur de 7 mètres environ et relié à la même station de pompage

La formule était bonne et depuis cette date ce puits fournit l’eau au village d’Arnex, soit entre 130 à 150 m3 par jour.

vendredi 24 avril 2015

Téléphone et fibre optique

Poste, télégraphe et téléphone

Au fil des ans, comme les localités voisines, Arnex a vu arriver la poste, le téléphone, l’électricité, le téléréseau et le gaz.

La poste, des messagers privés à la poste fédérale
Durant l’époque bernoise, ce sont les Fischer qui disposent quasiment d’un monopole sur les services postaux du canton de Berne, Pays de Vaud compris : ils transportent gens, lettres et colis avec un service de diligences et de messagers à pied.
De 1803 à 1848, la poste dépend de l’administration cantonale, mais dispose de bureaux communaux. Ainsi, en 1838, le bureau de poste d’Arnex est confié à Jean David Laurent, aubergiste, avec le cahier des charges suivant :
Il devra se conformer aux lois et règlements faits et à faire par l’administration des postes, recevoir les lettres et paquets qu’on voudra lui remettre et les expédier aussi vite que possible et de plus il devra rendre à domicile immédiatement après leur réception les lettres et paquets adressés à des particuliers de la commune, contre un crutz de finance, outre le rembours du port sans cependant pouvoir l’exiger pour les lettres et paquets concernant l’administration générale de la Commune. Il recevra de plus vingt francs pour tout salaire de la Caisse de la Commune à la fin de chaque année.
Le 1er janvier 1849 est créée la Poste fédérale, avec pour mission de transporter voyageurs, lettres, colis et fonds.
Quelques faits divers tirés des archives communales :
o  le 27 septembre 1922, la Municipalité écrit à la Direction des Postes pour demander qu’on rétablisse la distribution du courrier le dimanche matin dans les plus brefs délais… ;
o  en 1926, une nouvelle lettre de protestation est adressée à la Direction des Postes au sujet de la nomination du successeur de Mlle Lina Monnier, un certain Gasser de Croy ;
o  en 1931, Albert Monnier reprend la charge, jusqu’à sa retraite vers 1968. Il est remplacé par Gérald Brocard.

Pour la suite de l’histoire des bureaux postaux voir :



Le téléphone
Le 8 mai 1896, la Municipalité propose au Conseil général l’établissement d’un téléphone reliant Arnex à Orbe, proposition acceptée à l’unanimité. Charles Gozel, locataire et futur propriétaire de la Croix-Blanche, est nommé téléphoniste avec mission de fournir un local.
Au départ les lignes téléphoniques étaient aériennes. Le secteur Orbe Arnex devient souterrain en 1936, puis celui d’Arnex à Cossonay en 1938.
En 1953 il y avait 43 raccordements téléphoniques dans la commune



La fibre optique
Après une longue attente, au printemps 2015, Swisscom décide enfin de relier le village d’Arnex, (comme ceux des environs), au reste du réseau par la fibre optique..






En avril 2015  la fibre optique arrive enfin




Mais il faut encore relier la fibre optique aux raccordements privés avec deux boîtes de raccordement




Boîtes posées dans les chambres durant le mois de juin 2015


jeudi 16 avril 2015

Le château de Bourjod

L’ancien Château de Bourjod
Il  était situé au sud du territoire de la commune de Pailly. Une zone actuellement en forêt.

Bourjod selon le DHS
 Petite seigneurie démembrée de celle de Belmont (VD) au XIIIe siècle comprenant Pailly et une partie des villages de Vuarrens et Vuarrengel. Elle portait le nom de Pailly en 1296, celui de Bourjod au début du XIVe siècle. D'une branche cadette des Grandson-Belmont, elle passa successivement par héritage, vente, mariage ou subhastation aux familles de Cuarnens vers l340, de Billens (l341), de Gruyère (1365), de Blonay (1377/1382), de Vergy (l414), de Gruyère (1524), de Challant (1553) et de Martines (1555-1798); après les Cuarnens, elle ne fut plus qu'un domaine secondaire.
 Le château (commune de Pailly), attesté en 1323, menaçait ruine en 1414; le bourg disparut probablement au XVIe siècle.
Bibliographie – H. Ammann, «Zwei unbekannte mittelalterliche Städte der Waadt», in Mélanges d'histoire économique et sociale en hommage au professeur Antony Babel, 1963, 89-92
Auteur(e): Pierre-Yves Favez

Cet ancien château seigneurial se trouvait sur un monticule boisé séparant le Sauteruz et le ruisseau du château ou de la Combettaz, près de leur confluent.

Carte


Comme pour beaucoup de ruines, ses pierres ont été réutilisées pour de nouvelles constructions : celle de l’église en 1822 et celle de la laiterie en 1876.


Une partie des pierres de cette église provient de l’ancien château de Bourjod


Entrée de l'église de Pailly

Dans son ouvrage « Les temples vaudois », Marcel Grandjean dit ignorer si la date de 1822 correspond à la construction du temple de Pailly ou à un agrandissement.

Eugène Mottaz nous donne l’historique suivant de la seigneurie de Bourjod:
La seigneurie de Bourjod se composait du village de Pailly et d’une partie des villages de Vuarrens et de Vuarrengel. Elle avait été détachée de la grande seigneurie de Belmont qui dépendait des Grandson. Le premier seigneur connu de Bourjod est Othenet de Belmont, fils de Guillaume le Roux (Rufus) de Belmont.
En 1330, il vendait tous ses droits sur les villages de Vuarrens, Essertines, Villars-le-Terroir, à Girard de Bossonens, chanoine de Lausanne, pour le prix de 1100 livres. En 1323, Othon et Ebal de Belmont, frères, reçurent en échange d’une cense, de Girard de Bossonens, chanoine de Lausanne, les fonds situés sous leur château de Bourjod, le moulin de Pacot et le four de Pailly. Quelque temps après, la seigneurie passa à Humbert de Billens, seigneur de Palézieux. Pierre de Billens, fils du précédent, était seigneur du Bourjod en 1360. Il avait épousé Marguerite de Grandson. Celle-ci devint dame du Bourjod après la mort de son époux.
Bientôt après, elle se remaria avec Rodolphe IV, comte de Gruyère. Par son testament, elle donna 2'000 florins d’or, assignés sur la terre de Bourjod, à sa fille Jeanne de Blonay qu’elle avait eu d’un premier mariage avec Hugues de Blonay, sire de Joux. Jeanne de Blonay fut mariée à Vautier de Vienne, seigneur de Miribel, elle donna par son testament, la seigneurie de Bourjod à Jean de Blonay. En 1414, Antoine, comte de Gruyère, engagea le château et mandement de Bourjod, en garantie d’une somme de 5’000 florins qu’il constituait à sa sœur Catherine, fiancée à Pierre de Vergy, seigneur de Champvent. Il est dit, dans le contrat de mariage, que le château de Bourjod menaçait ruine. En 1445, Jean de Vergy était seigneur de Champvent et de Bourjod ; il v avait 80 feux dans les deux seigneuries. En 1515, Guillaume de Vergy, fils de Jean, était seigneur. En 1524, Jean, Comte de Gruyère, le devint à son tour, par son mariage avec Catherine de Vergy, sœur de Jean de Vergy. La famille des comtes de Gruyère posséda la seigneurie de Bourjod jusqu’à la faillite du dernier comte, Michel.
En 1553, la seigneurie de Bourjod fut saisie par René de Challant pour 400 écus d’or, et vendue à Claude Jocet, d’Yverdon, qui fut mis en possession par l’officier baillival d’Yverdon et par « l’attouchement du verruz de la porte du grenier du dit Pailliez et par la caption d’une eschine de bois, levée en icelluy grenier et donnée par le dit officier au dit Jocet ». A la même date, Pierre Amman, ancien avoyer de Fribourg et Urbain Quisard, seigneur de Crans obtenaient des lettres de mieux value sur la même seigneurie, le premier pour 1000 écus d’or et l’autre pour 120 écus d’or, dus aussi par le comte Michel de Gruyère.
La seigneurie de Bourjod passa plus tard de la famille de Challant à celle des de Martines, de Perroy, qui la possédait en 1567 et qui l’a gardée jusqu’à la fin de l’ancien régime.
En 1521, on comptait 14 feux à Bourjod, et en 1558, il y avait 63 feux dans la seigneurie.

Sur Swisscastel

Visite en avril 2015
Il faut bien choisir l’accès, car par endroit les grandes falaises de molasse sont inaccessibles.


Falaises de molasse


Sur la crête


De nombreux fossés sur la colline

Le nouveau châtelain de Bourjod
Sur le haut, une modeste construction nous rappelle que l’endroit fut de nouveau habité, il y a quelques années!


Le nouveau château de Bourjod



Avec sa cuisine




Et sa tapisserie d’époque ou gobelin pur soie…

samedi 11 avril 2015

Le château Castellion au-dessus de Cronay

Le château Castellion de Cronay
Dans son dictionnaire historique, Eugène Mottaz consacre un article au village de Cronay, et nous explique ceci :
Histoire. A l’ouest du village et à quelques centaines de mètres de celui-ci, se trouve une colline aujourd’hui boisée, le Signal, d’où l’on domine la plus grande partie des vallées de la Mentue et de l’Orbe.
A quelques pas on voit encore des vestiges d’une importante construction. Là se trouvait le Castrum Castellionis, le château Castellion, comme on l’appelle dans le pays, dont Ulrich de Martin faisait hommage à Pierre de Savoie en 1255.
La seigneurie de Cronay était donc une dépendance de la terre de St-Martin du Chêne. Elle se divisa plus tard en trois parties :
1° Le membre de Valangin
2° Le membre de Combremont
3° Le membre appelé de Châtonay

Carte

Emplacement de l’ancien Castellion au-dessus de Cronay

Le signal de Cronay
En 1792, cet emplacement est également cité dans la liste des signaux en Pays de Vaud pour le baillage d’Yverdon (RHV 1903 p 239) :

Cronex, qui était visible de Baumes, Ste-Croix, Rovray, St-Cierges, Thierrens.


Et en 2015 à quoi ressemblent les lieux ?


Sur les lieux on distingue surtout le réservoir construit en 1912.

Il serait peut-être intéressant de faire quelques recherches dans les archives communales pour savoir si, lors de la construction de ce réservoir et des canalisations, on a trouvé quelques vestiges de Castellion.


Un coup d’œil en direction du Jura. Entre les troncs on distingue l’autoroute


Plus à droite, le village de Cuarny



Le long du chemin, une jolie baignoire à sangliers