mercredi 26 février 2014

Le Fontaney ou les Fontannets de Vugelles-la-Mothe

Le Fontaney ou les Fontannets de la Mothe
L’autre jour, en cherchant les derniers vestiges du château de la Mothe à Vugelles-la Mothe, j’ai eu aussi envie de découvrir juste en face, la cascade du Fontaney et j’ai fini par découvrir qu’il existait en fait plusieurs sources.
Et aussi plusieurs façons d’orthographier ces sources : Fontannets, Fontanet, Fontaney, Fontanay

Prenons donc ce petit sentier pour les découvrir :


Petit écriteau à la sortie du village, côté Vuiteboeuf

Les spéléologues distinguent trois Fontannets :

1° Le Fontannet inférieur, une source pérenne dont une partie de l’eau est captée.


L’eau du Fontannet inférieur qui dévale vers l’Arnon


Captage d’un partie des eaux du Fontannet inférieur pour ???


Selon Marinus Rijkeboer :
C’est le réservoir qui alimente la conduite forcée d’une grosse turbine Pelton, installée dans l’ancienne usine Lassueur.
Turbine qui est tout à fait fonctionnelle … mais qui ne turbine pas.
La légende locale dit que l’acheteur a « oublié » de payer l’ancien propriétaire qui était la CVE (Romandie Energie).
Le grand bâtiment industriel qui abrite la turbine était une fonderie de cloches avant de devenir les ateliers Lassueur.
C’était les Ets. Fornachon
Un établissement où furent  fabriqués des boucles de ceintures, des machines à hacher la viande, des cloches et des boîtes à musique pour lesquelles un brevet avait été déposé.
Un usine victime de deux incendies. 


La source du Fontannet inférieur (Source pérenne)

2° Le Grand Fontannet
Avec sa petite grotte et de l’eau qui jaillit surtout au printemps.
Quand on cite la grande cascade de la Mothe, c’est de cette source que l’on parle.


Voici le haut de la grande cascade, encore à sec en février 2014

Dans son Dictionnaire  historique de 1914, Mottaz note :
Ce ruisseau jaillissant d’une petite grotte au-dessus du village et se jetant dans l’Arnon après 300 m environ.
A la fonte de neiges, le ruisseau jaillit très volumineux et forme une cascade remarquable.

Le Dictionnaire géographique de la Suisse (Attinger) paru en 1905 note sous :
Mothe (Cascade de la )
Commune de Vugelles-la Mothe. Grande source temporaire jaillissant au printemps seulement, au moment de la fonte des neiges du flanc de la montagne de Bullet (Chaîne du Chasseron) à l’altitude de 605 m. par plusieurs ouvertures, en formant une magnifique cascade de 30 m de hauteur.
Diverse sources permanentes qui existent dans le voisinage sont en relation avec le même réservoir souterrain dont la cascade n’est que le trop-plein.
Ces sources sortent au point de contact entre le Portlandien et le Purbeckien renversé par-dessus le
Valangien.

En 1907, la Tribune de Lausanne cite quelques cavités du Jura vaudois et note :
Le Fontanet de la Mothe, situé à la base du Chasseron, entre Vuitebœuf et Vugelles, en montre les effets : en temps de grosses eaux, c'est un torrent qui sort du rocher et forme une cascade d'une vingtaine de mètres. En temps de sécheresse, la grotte est accessible. On y découvre un chaos de gros blocs engoncés les uns sur les autres, entre les parois.


Petite place au bout du sentier vers l’entrée du Grand Fontannet



Gros blocs recouverts de mousse à l’entrée du Grand Fontannet


Et  pour aller plus loin, si vous êtes un bon spéléologue, voici l’entrée du Grand Fontannet…


Et vers la mi mars, la neige fond sur les pentes du Chasseron.
Et va s'échapper de la grotte du Grand Fontannet.



Le 15 mars 2014 l'eau s'échappe de la grotte du Grand Fontannet








La grande cascade reprend son activité

Mais pour aller prendre la photo de la cascade. il faut tout de même affronter quelques risques...



3° Le Petit Fontannet
Juste un peu plus haut, sur la droite du Grand Fontannet, voici l’entrée très étroite du Petit Fontannet


Entrée du Petit Fontannet



Qui s’enfonce aussi dans les entrailles du Jura !



Situation des Fontannets de la Mothe

Voici en complément, quelques articles de journaux, citant  ces sources.


Fal du 3 mars 1972
 LA SPÉLÉOLOGIE DANS LE NORD VAUDOIS
 Un réseau loin d’avoir livré la totalité de ses secrets
 « Dans le Nord vaudois, le Jura s’apparente à un gigantesque morceau de gruyère ! » Cette affirmation n’est pas gratuite. C’est à M. Charly Pernoud, président du Groupement spéléologique régional, que nous l’empruntons. Depuis des années, appuyé par les membres les plus fervents de la section, il explore et recense toutes les cavités de la contrée. Il s’efforce aussi de découvrir de nouvelles galeries par un patient travail de recherche dont le côté parfois peu spectaculaire laisse songeurs les non-initiés. Avec lui, nous avons tenté de faire le tour des possibilités qu’offre la région à la curiosité du « spéléo ».
  Si la Suisse compte quelque 800 grottes, le Jura, à lui seul, en recèle plus de 500. Dans le Nord vaudois, les plus connues sont sans doute celles que l’on trouve dans les gorges de Covatannaz, entre Vuitebœuf et Sainte-Croix. Ici, deux entrées permettent à l’amateur expérimenté de s’enfoncer dans un dédale dont la longueur totale explorée à ce jour atteint le kilomètre. Connues sous le nom de « grotte des Lacs » et « grotte des Vertiges », les deux cavernes sont reliées entre elles par une jonction. Alors qu’elle progressait dans une nouvelle « cheminée » rendue accessible par la baisse des eaux, une équipe de « spéléos » découvrait, en 1964, une galerie fossile, autrement dit une galerie qui n’est plus empruntée par l’eau même en cas de crues — dans laquelle l’homme ne s'était jamais encore aventuré. Digne d’intérêt, en raison des concrétions (*) qu’elle renferme, cette cavité n’a pu être visitée que très rarement par la suite. « On doit en effet bénéficier .de conditions météorologiques exceptionnelles pour atteindre la cheminée qui y conduit, explique M. Pernoud. Son accès n’est possible qu’en cas de basses eaux. Encore faut-il s’entendre sur cette expression. «Travailler par basses eaux », cela signifie pour nous «progresser avec de l’eau jusqu’aux épaules ou jusqu’au cou »... A noter que cette eau a une température de 7 degrés et que le Groupement du Nord vaudois s’y engage sans combinaisons spéciales...
 Le mythe du lac souterrain
 A deux kilomètres des gorges de Covatannaz, au-dessus de Vugelles-La Mothe, les amateurs découvrent deux galeries peu distantes l’une de l’autre : le Grand et le Petit Fontanay. Par la vaste gueule de la première s’échappent dès la fonte des neiges et en période de pluies abondantes d’impressionnants flots qui se jettent un peu plus loin au bas d’une chute de 40 mètres.
La seconde de ces grottes est une fente étroite qui draine également un torrent intermittent. Ni l’une ni l’autre n’ont pu être explorées très profondément — 200 mètres au maximum — en raison des éboulis qui les obstruent. Frappée par les énormes masses d’eau qui surgissent en diverses saisons du Grand Fontanay, la population de la contrée s’est longtemps plu à imaginer la présence d’un vaste lac souterrain au-delà des éboulis et le rattachement de la grotte à des galeries en provenance, des Alpes.
A cet égard, le spécialiste qu’est M. Pernoud fait preuve de scepticisme. « La thèse du lac souterrain est certainement erronée », estime-t-il. « Il est beaucoup plus probable que d’immenses massés d’eau reposent en permanence dans les galeries. Quant à l’hypothèse selon laquelle une partie des eaux proviendrait des Alpes, elle est géologiquement impossible. » « Le Grand Fontenay », ajoute M. Pernoud, « exerce un attrait presque fascinant sur quelques membres de notre section. Pour ma part, une exploration plus approfondie aurait tendance à m’inquiéter, en raison, précisément de cette masse d’eau. »
Etablir la carte du réseau
Outre les grottes de Covatannaz et de La Mothe, le Nord vaudois offre quelques possibilités d’investigation spéléologique sur le sommet même du Jura. On trouve en effet plusieurs, gouffres à proximité de L’Auberson et de La Combe, non loin de Mauborget. Mais quel intérêt présente au juste le réseau régional ? Disons d’emblée qu’il n’est pas de nature à faire palpiter le cœur des spécialistes de l’archéologie. Tout au plus le Groupement du Nord vaudois a-t-il découvert dans les grottes de Covatannaz le col d’une urne datant de l’âge du bronze — provenant peut-être d’une inhumation — ainsi... qu’un pistolet du siècle' dernier probablement perdu par un chasseur. « En fait, la découverte de vestiges historiques ne revêt qu’une importance secondaire pour nous», précise M. Pernoud. « C’est avant tout le goût de l’aventure qui nous guide ; c’est ensuite le désir d’établir le relevé topographique du réseau tout entier par des mesures appropriées et par le dessin de cartes. »
Importante expédition en vue
Cette année encore, le Groupement entend mettre sur pied une importante expédition à Covatannaz dans le but de déceler de nouvelles galeries. Afin d’éviter les dangers que présentent habituellement ces grottes — crues subites à.la suite d’orages imprévisibles — la section envisage de laisser une équipe à l’extérieur, et d'installer un système de communication téléphonique permanent entre les deux groupes. En attendant le jour J, les plus passionnés travaillent à ciel ouvert du côté de l’Auberson. Désireux de trouver l’accès d'une nouvelle galerie, ils déblaient depuis plusieurs mois, les pierres et les détritus obstruant ce qui leur paraît être un ancien gouffre. Grâce à ces travaux effectués pendant leurs heures de loisir seulement, ils sont déjà parvenus à une profondeur de treize mètres et espèrent bien découvrir un boyau horizontal un peu plus bas. « Le réseau du Nord vaudois recèle encore de nombreuses galeries qui n’ont jamais été visitées », commente M. Pernoud. « Mais l’heure des explorations et des découvertes relativement, faciles est passée. Aujourd’hui, si l'on veut vraiment déceler de .nouvelles possibilités, il: est indispensable d’accomplir de longs travaux d’approche. Ce que nous faisons précisément, près de l’Auberson. »
(*) Stalactites et stalagmites.


Fal du 12 et 13 mai 1973

  A La Mothe, dans un repli du vallon de l'Arnon une chute de 40 mètres peu connue : le Fontanay
 Elle pourrait être une petite attraction touristique ; elle demeure simplement, perdue dans un repli du vallon de l'Arnon, une curiosité naturelle connue d'une minorité. Sa beauté bruyante attire chaque week-end, au printemps, quelques promeneurs de la région qui la prennent pour but de randonnée. Les autres, les automobilistes pressés qui passent au hasard de leur route par le hameau de La Mothe, entrevoient ses bouillonnements d'écume au travers d'un rideau de verdure. On les voit se pencher à la portière et hausser le sourcil d'étonnement. Et pour cause : la cascade du Fontanay — ou Fontanet — qui jaillit au pied du Jura, entre Vugelles et Vuitebœuf, n'est annoncée par aucun écriteau et ne figure, à notre connaissance, dans aucun guide touristique. Bien dissimulée malgré ses 40 mètres de hauteur, la chute échappe d'autant plus facilement à l'attention des usagers de la route qu'elle n'est en activité que quelques mois par année. Son débit en effet, est intermittent. Débouchant d'une grotte assez vaste située à une cinquantaine de mètres de la cascade, ses eaux bouillonnent  surtout à la fonte des neiges et lors des grandes pluies. Mais en période de sécheresse, la source tarit et le Fontanay, en même temps qu'il passe du blanc d'écume au vert de la mousse, sombre dans le silence. Asséché, il reste d'ailleurs imposant et attire des curieux. Son précipice de 40 mètres valut même la mort, il y a une trentaine d'années, à une adolescente qui s'était trop penchée. Depuis treize ans, un habitant de La Mothe, M. R. Lassueur, s'est pris au jeu de la source. Jour après jour, il prend note de l'activité de la chute. Un coup d'œil sur ce « calendrier » et l'on apprend que le Fontanay, depuis 1960, a coulé en moyenne pendant une septantaine de jours par an. 1964, 1971 et 1972 furent les années les plus sèches, avec 28, 34 et 38 jours d'activité, tandis que l'année record fut 1965 avec un total de 103 jours. C'est dire que les fluctuations sont importantes d'une année à l'autre et qu'il faut de la patience, certaines années, pour pouvoir apprécier le spectacle dans toute sa beauté. A cet égard, les mois de mars, avril, mai et novembre sont généralement les plus propices. Lorsque son débit devient impressionnant, le Fontanay se fait donner un coup de main par une source cadette. A quelques dizaines de mètres de lui s'ouvre en effet une chute plus petite, alimentée elle aussi par une grotte qui se met en activité en période de très grosses pluies seulement. Leurs eaux se rejoignent au pied de la falaise' avant de s'engager dans un cours chaotique qui les conduit à l'Arnon, quatre cents mètres plus loin. Pétrarque, qui était tombé amoureux en même temps de la fontaine de Vaucluse et de la belle Laure, n'aurait sans doute pas éprouvé moins de sentiment pour le Fontanay. Mais il aurait fallu pour cela, bien entendu, que sa bien-aimée habitât Yverdon plutôt qu'Avignon... * Y. L.
En 1983, un essai de coloration à partir de la Baume de la Roguine avait déjà prouvé la complexité de la circulation des eaux sous le Chasseron.
Je cite  24 H du 6 avril 1984 :
Toute la région est géologiquement très complexe. Karstique, taillée dans le calcaire, la circulation des eaux y est parfois surprenante, pour ne pas dire fantaisiste.
En mars  de l'année dernière, (1983)  la commission scientifique de la Société suisse de spéléologie, présidée par le géologue neuchâtelois Claude Wacker, et le groupe spéléo de Neuchâtel, Le Troglolog, dirigé par M. Pierre-Yves Jeannin, a entrepris de colorer les eaux de la Baume de la Roguine à l'est du Mont-Aubert, sur la route Mauborget-Val-de-Travers.
Le vert de la fluorescéine est parti en étoile autour du gouffre dans lequel le colorant a été injecté. Un long chemin La majeure partie (80%) est réapparue dans les sources de la Dia et de la Raisse, sur les bords du lac de Neuchâtel. Elle a parcouru ce chemin, long d'environ 8 km à vol d'oiseau, en cinq jours. Il a fallu une dizaine de jours pour qu'un peu d'eau colorée apparaisse dans le secteur de Provence-Montalchez et une douzaine pour teinter les pastis de la région de Fleurier et de Môtiers. Direction sud-ouest, celle de Vuitebœuf, la fluorescéine est ressortie au bout de huit jours à Vugelles-La- Mothe et, surtout, après treize jours dans les gorges de Covatannaz. C'est de ses gorges que Vuitebœuf tire son eau. Cette coloration ne permet pas de déterminer l'origine de la pollution de fin mars. Elle prouve simplement combien les chemins suivis par les eaux peuvent être divers. S'y ajoute encore la distance en l'occurrence 11km en ligne droite, entre La Roguine et les gorges de Covatannaz. L'expérience montre que, malgré la topographie, l'écoulement de l'eau peut se faire dans toutes les directions.

Ces cavités, comme d’autres grottes de la région, continuent à attirer les spéléologues qui, vers 2003, en ont exploré une nouvelle section grâce à des pompages.
Voir le site :

Un site qui donne une carte et une très bonne description des différents Fontannets de la Mothe
Un autre site montre les grottes avec beaucoup d’eau en décembre 2009 :



vendredi 21 février 2014

Le château de la Mothe

La Mothe et son château disparu

Ce modeste hameau de la commune de Vugelles-la Mothe possède une riche histoire.
Si elle vous intéresse jetez un coup d’œil à l’histoire de la seigneurie de la Mothe, rédigée dans la Revue historique vaudoise par Eugène Mottaz en 1897 avec un clic sur


Quant à nous, dans cette catégorie des bâtiments disparus, nous chercherons ce qu’il subsiste de cet ancien château.

Victor- Henri Bourgeois, dans son guide archéologique et historique AU PIED DU JURA paru en 1906 note ceci :
Du château il ne reste aujourd’hui que la mothe, quelques pans de murs qu’on a découverts sous terre et le fossé bien marqué côté sud-ouest.
Près de la route, un mur de 1m est visible, émargeant du sol incliné, et, en montant sur le mamelon par le petit sentier derrière l’auberge, on rencontre un autre mur, formidable celui-ci et mesurant à peu près 2 m d’épaisseur.
Dans les tranchées qui ont été ouvertes pour dégager ce mur, nous avons constaté le 26 août 1903, trois couches d’incendie superposées, ainsi qu’une sorte d’enduit ou de crépis, qui semblait revêtir la voute d’un sous-sol.
Le propriétaire assure avoir trouvé sur la mothe des monnaies (dont une ou deux romaines), des clous, de belles catelles vernissées, etc.et nous possédons un pommeau d’épée, trouvé également sur cet emplacement et qui nous a été gracieusement offert par le propriétaire.
L’esplanade accuse à peu près la forme d’un grand carré. C’est en travaillant les champs qui la couronnent que le propriétaire aurait constaté l’existence des murs enfouis sous terre et a trouvé un grans nombre de catelle vernissée.
Le semblant de tour polygonale, minuscule, que l’on voit à l’angle nord de la terrasse est tout à fait moderne.
En logeant le talus on aperçoit du côté de Vuiteboeuf le large et profond fossé qui entourait le château.
Si l’on passe ce fossé, ainsi que le petit plateau qui lui fait suite, on remarquera un peu plus loin, toujours du côté de Vuiteboeuf, un petit vallon qui pourrait avoir formé un second fossé, une autre défense de cette partie du fort, moins favorisée par la configuration naturelle du terrain.

Selon Mottaz ce château aurait été détruit, comme celui de Montagny, à l’époque de la bataille de Grandson soit vers 1476.
Mais à la fin du XVI ème siècle, il existait encore une tour complète et au commencement du XIX, des vestiges des quatre tours.

Une fiche du service vaudois d’archéologie note encore :
En 1951 un "souterrain fut découvert près du château. Revu en 1983, il s'avère être nun captage d'eau  (Coordonnées : 533480/185660)



En 1910, les vestiges de ce château semblaient plus apparents que de nos jours, Ric Berger dans son ouvrage consacré au « Nord Vaudois » donne quelques croquis de ces fouilles du début du XXème siècle






Croquis tirés du « Nord vaudois » de Ric Berger

Et en 2014 ?
La carte ci-dessous note bien l’emplacement de la ruine du château


Emplacement de la ruine du château de la Mothe


Le long de la route Vugelles-Vuiteboeuf


Sur la petite esplanade


Quelques murs côté sud et beaucoup de broussailles !

Restes d’un vieille porte datant de ??


Les propriétaires actuels
Actuellement, la parcelle 71 où se trouve la mothe du château appartient à Luc et Annette Chevalley avec la belle maison au pied de la butte côté Vugelles.

Mais vous auriez pu aussi l’acheter en décembre 1991, lorsque l’office des poursuites d’Yverdon la mettait à vente aux enchères à partir de fr 850'420.-…

vendredi 14 février 2014

Suchy et son Château Ravenel

Suchy et le château Ravenel
Quelques mentions, mais peu de vestiges…

Ce dictionnaire historique de Martignier et de Crousaz date de 1867, il note pour Suchy :



En 1905, parait dans la Revue historique vaudoise (RHV), sous la plume de Marc Henrioud un article intitulé :
La communauté et les gens de Suchy jusqu’au XVIIIème siècle.
Dans cet article Marc Henrioud expose ce que l’on connait à l’époque de l’histoire du château Ravenel


On y trouve aussi un petit croquis situant l’emplacement du château.

Emplacement du Château Ravenel à Suchy

Le Dictionnaire géographique de la Suisse paru en 1908 chez Attinger mentionne ce bâtiment  dans l’article consacré à la commune de Suchy :
A 1 km N.E du village, entre deux ravins, un refuge devait exister croit-on  au temps de Helvètes. On voit encore un reste de parapet. On suppose qu’un château du nom de Ravenel fut construit plus tard, mais on ignore l’époque de sa fondation et de sa destruction.
En 1921, le Dictionnaire historique du canton de Vaud d’Eugène Mottaz reprend de façon presque intégrale le texte de Marc Henrioud paru dans la RHV de 1905
A quelques minutes du village, du côté de Belmont se trouve un promontoire allongé entre deux petits ravins d’où descend le ruisseau des Combes. L’entrée de ce promontoire est défendue par parapet artificiel très visible. L’emplacement fortifié était probablement un refuge helvète.
Dans la même enceinte fut élevé plus tard le château Ravenel qui devait être déjà ruiné au XIVème siècle, puisque les gens de Suchy devaient en cas de péril aller chercher refuge au château de Belmont. Différentes armes ou médailles ont été trouvées autrefois sur cet emplacement.
En 2014 la base de données archéologiques vaudoises contient juste ces quelques mots :

Promontoire allongé entre deux petits ravins. L'entrée était protégée par un fossé et un parapet artificiel détruits dans les années 1970. Il s'agit d'un refuge d'origine probablement celtique.

Situation actuelle en 2014


Parcelle 322, ancien emplacement du château Ravenel

Actuellement cette parcelle 322 appartient à la commune de Suchy et comprend
4’933 m2 de forêts et 13'355 m2 de champs.



Extrémité sud de la parcelle, au bord de la route conduisant de Suchy à Belmont

Concernant le parapet, la responsable du service archéologique nous signale que :
Au sujet de Ravenel, il n'y a malheureusement eu aucune investigation sur ce site depuis le début du 20ème siècle. En 1980, des collaborateurs de notre service ont constaté que le fossé qui barrait l'éperon avait été remblayé. Les représentants de la commune de Suchy ont confirmé qu'il avait été comblé avec les sédiments pris sur place, provenant probablement du parapet qui bordait le fossé.


Vue du site en direction de Belmont


Extrémité nord de la parcelle 322

Cette parcelle triangulaire est assez particulière. En effet, elle est bordée sur ces deux côtés par deux ravins assez profonds de 20 à 30 m.
Le ravin côté Suchy étant le plus profond.
Le sommet du triangle est en forêt. On y trouve un tertre séparé du champ par un petit fossé.

Petit tertre boisé en forêt


Cette parcelle repose sur un massif de molasse qui apparaît sur les bords du ravin