mardi 11 juin 2013

La famille de Lerber dans la presse romande

La famille de Lerber, selon la presse romande dès 1800
Nous avons déjà parlé de la famille de Lerber dans ce blog, en particulier dans le chapitre consacré aux propriétaires du Château d’Arnex au cours des ans.

Et également dans le chapitre consacré à Pierre-Maurice Glayre et à la famille de Lerber


Mais en étudiant le contenu des archives de la Gazette de Lausanne, de la Feuille d’avis de Lausanne, de l’Impartial et de l’Express, il est possible de donner quelques détails supplémentaires sur cette famille, soit sur :

a ) Le séjour à Lausanne de Beat de Lerber et de sa famille

b) Les nombreuses activités politiques de son frère Charles-Antoine, époux de Suzanne Glayre.

c ) Les activités économiques et politiques de Maurice de Lerber.

d ) La descendance de Maurice de Lerber

En préambule à cette saga de Lerber en terre romande rappelons que Franz Rudolph de Lerber (1757-1822) a eu trois fils avec Rosina Katharina Stürler
Franz- Friedrich (1782-1837)
Charles Antoine (1784-1837)
Beat (1788-1849)

Beat et son fils Théodore de Lerber
Quelques mots de présentation pour Beat de Lerber (1788-1849) et de son fils Théodore (1823-1901).
Beat, cet érudit aux idées novatrices et adepte du mouvement du Réveil suscita  de nombreuses oppositions à ses prises de positions et à certains de ses articles. Il sera banni deux fois du canton de Berne et lors de son second bannissement, il vivra à Lausanne avec sa famille de 1836 à 1842.
Pour plus de détails sur Beat et son fils Théodore, voir les de Lerber dans le Dictionnaire historique suisse :    http://www.hls-dhs-dss.ch/index.php

Durant son second bannissement du canton de Berne, Beat et sa famille ont habité entre autre à la rue du Maupas.
Ils quittent Lausanne en 1842 selon les annonces publiées dans la presse.
14 juin 1842        Appartement à louer à la maison de Lerber au Maupas
19 juillet 1842     Les personnes qui auraient des réclamations à faire à M. Beat de Lerber et à sa famille sont priés de se présenter jusqu’au 28 juillet
2 août 1842           Beat de Lerber signale qu’après son départ de Lausanne au début d’août, le notaire Parmelin gérera ses affaires.

Plus tard l’architecte Boisot s’occupera des immeubles de Beat. Mais tout ne se passe pas très bien et un litige qui les oppose en 1849 ira jusqu’au Grand Conseil vaudois en novembre 1849. Finalement, au début 1850, Beat paie son dû. L’affaire est close.
Son fils Theodore (1823-1901) va fréquenter le collège de Lausanne. De retour à Berne après des études en Suisse et en Allemagne, il sera maître de grec au Gymnase de Berne de 1849 à 1855.
Licencié pour ses idées jugées trop piétistes, il ouvre l’école de Lerber qui deviendra le gymnase libre.
Il en quitte la direction en 1892, après avoir déjà donné son congé en 1890 !

Tribune de Lausanne du 5.12.1901
  — Berne. Nécrologie. On annonce le décès de M. Théodore de Lerber, fondateur et, pendant plus de trente ans, directeur de l'école qui porta son nom et qui est aujourd'hui le gymnase libre. M. Th. de Lerber a succombé à une affection cardiaque, dans sa 79 me année. Il avait fait ses premières études à Lausanne.


Charles Antoine de Lerber, époux de Suzanne Glayre
La presse signale ses activités politiques au sein des autorités bernoises, membre du Conseil d’Etat de 1831 à 1837.
Actif dans le monde bancaire et celui des assurances (fondation de la Mobilière suisse en 1826) il s’occupa aussi de projet d’un nouveau pont à Berne et d’une société visant à établir en Suisse des fontaines artésiennes…
Concernant le domaine d’Arnex la Gazette de Lausanne du 4 septembre 1821 nous apprend qu’il requiert auprès du Juge de paix de Romainmôtier la comparution de son fermier Christian Schüpbach pour lui faire payer son dû !
Et ce blog a déjà beaucoup parlé de lui dans l’article consacré aux propriétaires successifs du Château d’Arnex.

Maurice de Lerber
Le nom du fils de Charles-Antoine et de Suzanne apparait très fréquemment dans nos journaux, Gazette de Lausanne, Feuille d’Avis de Lausanne, l’Impartial ou l’Express.
En effet en bon entrepreneur, Maurice de Lerber fait la promotion des produits de ses différentes usines.
Tout d’abord pour sa scierie de la Langmauer à Berne, puis dès 1840 pour celle de Romainmôtier.
Pour les multiples produits de ses usines de Romainmôtier : tuiles, carrons tuyaux de terre cuite, articles de fonderie,  pompes à incendie, machines à vapeur, machines à battre le grain.


Publicité paru dans la presse neuchâteloise


Il obtiendra des prix à différentes comme à l’exposition suisse de 1857 ou à l’expositions agricole de Paris de 1856 avec une charrue tourne-oreille et 12 lt de vin d'années différentes.


Descendance des cinq enfants de Maurice de Lerber
Rappelons que tous les enfants de Maurice avait pour mère Madeleine Bratschi.
Pour le moment j’ignore tout de cette demoiselle.
D’où venait-elle ? Peut-être de la Lenk. Quelle était sa profession ? Pourquoi cette demoiselle n’a-t-elle jamais épousé Maurice de Lerber ?
Un acte signale juste qu’en 1893 Charles de Lerber avait pour mère feu Madeleine Bratschi.
Les enfants de Maurice de Lerber et Madeleine Bratschi :
Marie née à Savigny le 15 septembre 1863.
Née Bratschi, reconnue en 1870

Françoise dite Fanny, née à la Lenk le 1er novembre 1864
Née Bratschi, reconnue en 1870

François Charles, né le 22 septembre 1866 à Romainmôtier
Né Bratschi, reconnu en 1870

Louise née le 28 septembre 1868 à Romainmôtier

Justine née le 28 décembre 1869 à Romainmôtier


Marie (1863-1940)
Elle va épouser le notaire César Emile Bonard (1853-1921)

Fal du 10.02.1921 VALLORBE. — Nécrologie. — A Vallorbe, dimanche, est décédé, dans sa 68" année, César-Emile Bonard-de Lerber, ancien notaire, originaire de Romainmôtier, fils de Justin Bonard, notoire. César Bonard s'était fixé à Vallorbe, il y a quelque trente-cinq ans et fut, pendant une législature, député au Grand Conseil.
Marie décède en février 1940.
On ne trouve pas d’enfants sur son faire-part de décès

Fal du 3.02.1940
Mme et M. Marc Jaccard-de Lerber et leurs enfants
Mme veuve Charles de Lerber et ses enfants, à Lausanne ;
les enfants de feu Mme Fanny Golay-de Lerber, à Lausanne ;
les enfants de feu Mme Justine Jaccard- de Lerber, à Romainmôtier ;
les enfants de feu Mme Hélène Ansermier-Bonard, à Leysln ;
Mme veuve Victor Bonard-Delacretaz et ses enfants, à Lausanne, ont la douleur de vous faire part du décès de
Madame Marie BONARD-de LERBER
 leur chère sœur, belle-scieur, tante et parente, survenu après une courte maladie, a l'âge de 77 ans. P25472
L'ensevelissement aura lieu à Romainmôtier, le dimanche 4 février, à 15 heures.
Culte à 14 h. 30, à la salle de paroisse,
L'Eternel est mon berger. Il me conduit.

Françoise dit Fanny (1864-1938)
En 1888, Fanny de Lerber gagne un prix à l'expo ornithologique pour ses canards huppés !
Elle  épouse Louis Golay, horloger, le 3 septembre 1892 en l’église d’Agiez


Mariage de Françoise de Lerber et Louis Golay en l’église d’Agiez, le 3 septembre 1892
Ce couple aura sept enfants :
-
Blanche Augustine née en 1893.
-
Marie née en (c) 1897 et décédée en mars 1900
-
Maurice né en (c) 1897 qui décède en 1923 à l’âge de 26 ans
-
Robert-Charles-Marcel né en 1908.
-
Rita née à une date inconnue.
-
Louis né à une date inconnue.
-
Jeanne née à une date inconnue.
Louis Golay sera municipal de Romainmôtier en 1896.
Plus tard, la famille Golay-de Lerber s’établit à Chailly sur Lausanne, au Chemin de la Fauvette.
Louis Golay décède en 1928 et son épouse dix ans plus tard le 13 décembre 1938
Fal du 13.12.1938
Mesdemoiselles Blanche, Marguerite, Jeanne- Marie et Monsieur Louis Golay, à Lausanne ;
Monsieur et Madame Robert Golay-Corthésy, à Lausanne ;
Madame veuve Marie Bonard-de Lerber, à Romainmôtier ;
Madame et Monsieur Marc Jaccard-de Lerber, à Gaillard (France) ; _
 Madame veuve Charles de Lerber-Chevalier et ses enfants, à Lausanne ;
Les enfants de feu Madame Henri Jaccard- de Lerber, à Romainmôtier ; Lausanne, Genève, Schaffhouse et Yverdon ;
Madame veuve Constant Golay-Campiche, à Lausanne ;
Madame veuve Alfred Golay-Rouiller et ses enfants, à Lausanne ;
Mademoiselle Marguerite Golay, à Lausanne ainsi que les nombreuses familles alliées, en Suisse et à l'étranger, ont la profonde douleur d'annoncer à leurs parents, amis et connaissances la perte cruelle qu'ils viennent d'éprouver en la personne de
Madame Veuve Louis GOLAY née Fanny de LERBER
leur bien-aimée mère, sœur, belle-sœur et tante, enlevée subitement à leur tendre affection,
 le 13 décembre 1938, au matin, dans sa 75e année. ,
L'incinération aura lieu le jeudi 15 décembre Départ du convoi funèbre à 15 heures. Culte à 14h.30.
cet avis tient lieu de faire-part. Selon le désir de la défunte, le deuil ne seraa pas porté.
Domicile mortuaire : Riant-Mont 5, Lausanne.. ,

François Charles dit Charles (1866-1934)
Le seul fils de Maurice n’a pas fait une brillante carrière, d’ailleurs à 36 ans, en 1898, la Commune de Gilly demande la mise en interdiction contre Charles de Lerber, une sorte de mise sous tutelle.
Mais on ne connait rien de sa vie.


Demande en interdiction de 1898 contre Charles de Lerber

Mais 5 ans auparavant, le 15 juillet 1893, il épouse Lina Jenny Chevalier de Croy en l’église d’Agiez. (R9 184)


Mariage de Charles de Lerber et Lina Jenny Chevalier en l’église d’Agiez

Ils vivront à Romainmôtier, au Château d’Arnex, puis à Lausanne au chemin des Fleurettes 2 et auront huit enfants :
1.     Antoine Maurice Henri (1894-1970)
En 1938, au décès de son père, il est noté comme célibataire.
Il épousera en 1944, Blanche Depallens (1901-1952) qui décède en 1952.
Dix ans plus tard, le 14 juin 1962, il se remarie avec Yolande Gaudin (1915-1996)
Je n’ai pas trouvé mention d’enfant.
Antoine sera inhumé au cimetière de Croy le 28 mai 1970.

Cimetière de Croy : Tombe d’Antoine de Lerber

2.     Charles Maurice (1895- ??)
En 1918, lors de la vente du domaine d’Arnex, âgé de 23 ans, il habite à Malagny. En mars 1920, il épouse Lina Vionnet.
Il sera agriculteur dans le pays de Gex et aura trois enfants :
·        Jacqueline née en 1921, épousera Adolphe Miéville.
Elle décède  le 27 octobre 2012.

·        Charles Maurice né en 1922, épousera Marie Thérèse Champion
·        Roland Antoine né en 1928, qui aura deux filles (Evelyne et Danielle) avec Germaine Tallant décédée en septembre 2012

Evelyne et Benjamin Defferrard,
Danielle de Lerber
ses enfants,
Stéphane et Marie-Line, David et Dorine, Marie-Noëlle et Felipe
ses petits-enfants,
Benjamin, Thibaut, Melina
ses arrière-petits-enfants,
ainsi que les familles parentes, alliées et amies,
ont la tristesse de vous faire part du décès de

Madame Germaine de LERBER
survenu à l'âge de 88 ans.
Le recueillement aura lieu le lundi 24 septembre 2012 au temple de Divonne-les-Bains à 14h30.

3.     Suzanne Louise (1896- ??)
En 1918, elle est domiciliée à Leysin.
En juin 1922, Louise épouse Aimé Brunschwig, commerçant.
En 1924, ils tiennent un commerce à la Sarraz, puis habitent Genève.
De cette famille, j’ai trouvé deux naissances:
Suzanne Emma en 1924 et Andrée Antoinette en 1925.

4.     Lina Marie (1898-1898)
Lina Marie née le 4 janvier 1898 à Arnex, décédera un mois plus tard.

Le 24 mai 1899 arrivent deux jumeaux.
5.     Charles (1901-1901)
Il ne vivra que 2 ans et décède le 25 janvier 1901 (Ax3 043)



Permis d’inhumation de l’enfant Charles de Lerber en 1901 à Arnex

6.     Henri (1899-1960)
Il aura plus de chance que son frère jumeau. Il entreprend une formation de typographe.
Mais en 1923, à l’âge de 24 ans il est victime d’un accident à Ambilly.
Son bras se prend dans l’engrenage d’une presse dans une imprimerie.
J’ignore si son bras fut arraché, mais par la suite, il sera encaisseur chez Publicitas durant 36 ans.
En 1925, il épouse Frida Brandenberg (1894-1972) qui habitera Croy vers la fin de sa vie. Elle y sera ensevelie.


Cimetière de Croy : tombe de Frida de Lerber-Brandenberg

Je n’ai pas trouvé d’enfants issus de ce couple.

7.     Emma (1903-1923)
Emma décède très jeune à l’âge de 20 ans.
Comme dit le faire-part : enlevée à leur tendre affection dans sa 20e année, après une courte maladie supportée avec une douce résignation

8.     Frédi (1905-1971)
Il est né à Arnex, le 3 mars 1905
En 1924, Frédi achève une formation de réparateur autos chez Sim à Morges. Mais par la suite, en tous cas dès 1929, il exerce le métier de cordonnier au domicile familial des Fleurettes 2 à Lausanne.
En 1960 un avis signale qu’il souhaite remettre sa cordonnerie.
En 1960 il épouse Louise Dufaux.
Il est possible qu’il ait été marié auparavant avec une demoiselle Alice Julie Lamy
Il décède le 5 octobre 1971 à Lausanne et Louise, 20 ans plus tard en 1991 à Lausanne
Son père était décédé en juin 1934

Faire-part de décès de Charles de Lerber en juin 1934

Fal du 23.06.1934
Madame Charles de Lerber ;
 M. Antoine de Lerber, à Lausanne ;
M. et Mme Maurice de Lerber-Vionnet et leurs enfants, à Gex ;
M. et Mme A. Brunschwig-de Lerber et leurs enfants, à Genève ;
M. et Mme Henri de Lerber-Brandenberg, à Lausanne ;
M. et Mme Frédi de Lerber-Lamy-Burgisser, à Lausanne ;
les familles Bonard-de Lerber, Golay-de Lerber, M. Jaccard-de Lerber, H. Jaccard-de Lerber, Sordet-Chevalier et les familles alliées, ont la douleur de faire part de la perte cruelle qu'ils viennent d'éprouver en la personne de
Monsieur Charles de LERBER
leur cher époux, père, beau-père, grand-père, frère, oncle et parent, enlevé à leur tendre affection le 21 juin, dans sa soixante-huitième année. L'ensevelissement aura lieu le 24 juin, à 14 heures. P.18294L.
Culte réservé à la famille à 13 h. 30. Domicile mortuaire : Fleurettes 2.
0 Dieu ! que ta volonté, soit faite.

Les autres enfants de Maurice de Lerber
Après Charles, continuons avec ses sœurs, Louise et Justine, les autres filles de Maurice de Lerber

Louise (1864-1941)
Dans un premier mariage je suppose que Louise avait épousé Gustave Schmuziger, vétérinaire à Romainmôtier de 1883 à 1888, mais décédé très jeune, le 23 juin 1888 à la caserne de Berne.
Il semble que son décès soit dû à un suicide
La GdL citant le Tagblatt d’Aarau note le 5 juillet 1888 que le premier lieutenant vétérinaire Schmuziger qui s’est suicidé à Berne souffrait d’une méningite aigue ainsi que l’autopsie la démontré
Ils auront une fille du nom de Jeanne, cette dernière figure sur le faire-part de décès de son grand père Maurice en 1895.
Louise épouse en seconde noce, Marc Jaccard (1866-1954)
Ce couple aura quatre enfants :
- Louisa née en (c) 1896.décédée à Genève en 1980
- Pierre né à une date inconnue.
- André né à une date inconnue.
 ???  née à une date inconnue.

Louise décède à Ambilly, le 7 novembre 1941 et Marc le 28 mars 1954 l’hôpital de Ste-Croix
Justine (1869-1938)
Elle sera l’épouse d’Henri Jaccard (1863-1935).
Ce dernier va tenter de maintenir l’activité industrielle de son beau-père Maurice de Lerber et jouer un rôle important dans le petit bourg de Romainmôtier.
Voici sa nécrologie en février 1935:
Fal du 7.02.1935
  ROMAINMOTIER, — Décès d’Henri Jaccard-de Lerber.
— On apprendra avec regrets le décès, à 72 ans, d’Henri Jaccard-de Lerber, un homme charmant et bienfaisant, connu dans toute la contrée.
Originaire de Ste-Croix, où il était né en 1863, il avait fait un apprentissage d'horloger. Après quelques années passées en Australie, il s'était fixé à Romainmôtier où il épousa une des filles de Maurice de Lerber, de la branche vaudoise de la famille bernoise bien connue dont l'un des membres, Franz-Louis (1700-1787) fut directeur des mines de sels de Bex, à Roche, bailli de Romainmôtier, bourgeois de Gilly, fondateur de la branche vaudoise. A l'imitation de son beau-père, qui avait fait de grands efforts pour doter Romainmôtier d'industrie et qui avait créé, dans le vallon du Nozon, au-dessus de Romainmôtier, l'usine qui porte son nom, Henri Jaccard travailla dans le même but. C'est lui qui dota le bourg de l'éclairage électrique. Il porta un intérêt aussi vif que dévoué à la Société pour le développement de Romainmôtier, dont il assuma la présidence en 1899 et 1900 ; il s'occupa tout particulièrement de l'exposition et de l'organisation du musée du Vieux-Romainmôtier. Il a rendu des services signalés à la commune comme membre du Conseil général, qu'il a présidé avec distinction. Il fut rapporteur de diverses importantes commissions. Mais c'est surtout à l’instruction et à l'éducation de la jeunesse qu'il voua son gros effort ; il y consacra le meilleur de son temps. Ce n’est que tout récemment que la maladie qui devait l'emporter le força de renoncer à la présidence de l'Ecole ménagère intercommunale ; il a présidé pendant de nombreuses années la commission scolaire. Comme tel, pendant la guerre, on le vit enseigner les écoliers à la place de l'instituteur mobilisé. C'était un homme charmant et cultivé. Il avait hérité de son beau-père la maison de Pierre-Maurice Glayre, qu'il habitait, d'innombrables et intéressants documents, dont il faisait les honneurs avec une inlassable bonne grâce. Les membres de l'Association de la Presse vaudoise qui assistèrent à l'assemblée de Romainmôtier, il y a une dizaine d'années, conservent un souvenir reconnaissant de la réception qu'il leur offrit sous les beaux ombrages des forêts entourant sa propriété.
H. Jaccard-de Lerber a bien mérité de la commune de Romainmôtier ; son souvenir y restera en honneur, entouré de respect et de reconnaissance.
Mais son activité industrielle subit aussi des revers avec la faillite de 1906
Fal du 23.04.1906
AVIS JURIDIQUE
Faillites.          Orbe.-
1° Henri JACCARD-de LERBER, à Romainmôtier. Délai 18 mars
2° Marc JACCARD-de LERBER, à Romainmôtier. Délai 18 mars.
Selon le faire part de décès de Justine en mai 1938, ils ont eu 5 enfants
Fal du 9.05.1938
Mademoiselle L. Jaccard, Romainmôtier ;
Madame et Monsieur L. Fischer-Jaccard et leur fille Claude, Schaffhouse ;
Monsieur et Madame G. Jaccard-Anderwerth et leur fils Eric, Charmilles-Genève ;
Madame et Monsieur G. Zahnd-Jaccard et leur fils Georges, à Lausanne ;
Monsieur C. Jaccard et sa fiancée, à Yverdon,
et les familles alliées: Bonard-de-Lerber, Golay-de-Lerber, Jaccard-de-Lerber, Jaccard-Addor, de Lerber, Jaccard, ont la douleur de faire part du décès de
Madame veuve Henri JACCARD-de-LERBER
leur chère maman, grand-maman. Sœur, belle-sœur, tante et parente,
survenu le 8 mai 1938. P27250
L'inhumation aura lieu à Romainmôtier, le mardi 10 mai 1938, à 15 heures.
Culte â 14 h. 30. Cet avis tient lieu de lettre de faire-part.
Dieu est amour. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie.
Fal du 12.05.1938
ROMAINMOTIER. — décès de Justine Jaccard- de Lerber.
— Une nombreuse assistance, a accompagné, mardi après-midi, au champ du repos, Mme Justine Jaccard-de Lerber, veuve de Henri Jaccard, fille de Charles- Maurice de Lerber (1811-1895), industriel, député au Grand Conseil, fondateur, dans la vallée du Nozon, un peu en aval de Romainmôtier, de la fabrique qui portait son nom et qui eut son heure de prospérité et de renommée.
Ce fut une maîtresse de maison exemplaire, très active, grande travailleuse, qui, durant toute sa vie, se dévoua et se dépensa sans compter. Comme celle de son mari, qui la précéda de quelques années dans la tombe, sa mort, qui met en deuil une nombreuse parenté, cause dans la localité d'unanimes regrets.

Vers 1930, leur fille Lily tient un home d’enfants dans la maison familiale

Annonce tirée de la Gazette de Lausanne du 26.07.1931

Entre 1938 et 1942, je n'ai pas trouvé la date exacte, Lily Jaccard(1898-1980)  épouse Léon Perret négociant à Lausanne.
Léon Perret (1896-1956) était veuf depuis 1933 et avait déjà trois enfants :Yvette, Michel et Marlyse




La maison de Lerber le long de la route conduisant à Vaulion


Ainsi s’achève dans ce blog un nouveau volet de la saga de la famille de Lerber en terre vaudoise.
Et comme d’habitude, je serais reconnaissant au lecteur averti de me signaler erreurs ou omissions.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire